La saison 2009 va bientôt se terminer.....
Normalement, la Monza aurait dû rester sous sa bâche dans l'atelier.... comme en 2008...
Mais voilà... Comme en 2008, rien n'est jamais figé, ni gravé dans le marbre !
Étant toujours quasiment seul dans mon coin, je voulais monter un nouveau projet , plus simple, pour moi, surtout dans la gestion des déplacements pour les courses.

Je n'ai pas trouvé la base que je cherchais, malgré les annonces passées.
Donc, en définitive, après l'achat des pièces indispensables pour remonter le moteur, j'ai tout remonté (tout seul cette fois !) et la Monza est de nouveau prête à affronter la piste et le chrono.

DOUBLE Clavette.

Vous avez vu, le problème mécanique que j'ai eu à la course de Vichy en 2008...
Le Damper avait été arraché !
Si je voulais remonter mon moteur, il me fallait passer par la case réparation...

Nouveau Damper

Une grosse différence entre les deux dampers...

Tous les marquages sont gravés dans le métal !

Je me suis donc mis en quête d'un nouveau damper qui lui résisterait à la charge demandée par le compresseur 6-71.

A Vichy, quelques connaissances m'ont indiqué qu'il fallait que j'installe un damper à double clavette... Je n'en avais jamais vu.

En cherchant sur le Web, et chez un de mes fournisseurs (CNC MotorSport), j'ai trouvé, chez PRORACE ce type de matériel.

Une décharge de carte Visa plus tard, le nouveau Damper tout acier et double clavettes était sur mon établi.

Vraiment du beau matériel !!

Ce n'était pas le tout, mais mon vilebrequin avait souffert et il ne comporte qu'une rainure de clavette...

Donc, obligation de démonter entièrement le moteur afin d'extraire le vilebrequin pour, d'une part, réparer la rainure de clavette abîmée lors de l'arrachage du précédent damper, et, d'autre part, usiner une nouvelle rainure de clavette de 1/4 "  exactement à 180° de celles existantes.

Première opération : recharger là où le métal a été enlevé par l'arrachage de la clavette avant.

Pas beau le nez de vilo !

Rechargement par soudure TIG.

Une fois le rechargement effectué au TIG, il m'a fallu prévoir le réusinage de cette rainure de clavette afin qu'elle accepte correctement de nouveau la clavette demi lune de tête.

Première opération : tournage du surplus de métal de rechargement.

Deuxième opération : rectifier l'arbre afin d'être parfaitement à la même côte qu'à l'origine, afin que le damper n'ai pas de jeu, et garde son emmanchement serré.

Une fois cette opération effectuée, il faut passer à l'usinage intérieur de la clavette, afin d'enlever également le surplus de métal de rechargement et que la clavette se loge serrée, comme d'origine.

Tournage du nez de vilo

Et usinage pour adapter le vilo sur le nez du diviseur !

C'est là que les choses se sont un peu compliquées...

En effet, je suis bien équipé pour l'usinage, mais il manque toujours un sou pour faire un franc, comme on dit... et dans ce cas c'était plusieurs sous !!

N'ayant pas de contre-pointe pour mon diviseur, j'ai commencé par démonter la contre pointe du plus petit de mes tours. Je l'ai calé afin qu'il soit parfaitement à la même hauteur que le diviseur.

Une fois cette opération effectuée, je présentais le vilo sur le montage avec  le diviseur et la contre-pointe.

C'était OK sauf que la table n'avait pas assez de course pour que je puisse usiner les clavettes en bout d'arbre... Damned !!

Là, soit je donne à quelqu'un le travail, soit je me démer...

Comme d'hab, j'opte pour la seconde solution, car je veux être maître du résultat, et un vilebrequin ça coûte cher si on loupe l'usinage !!

Récupération d'une vielle poulie crantée...

Il faut donc que je gagne de la place...

La solution qui me vient rapidement à l'esprit est de virer le gros mandrin de mon diviseur. Mais alors comment tenir l'extrémité du vilebrequin ? Après quelques mesures, je constate que, si je veux que mes fraises atteignent l'extrémité du vilebrequin, j'ai environ 30 mm de disponible pour étudier un adaptateur qui viendra se loger dans le centrage conique du diviseur, et qui fixera l'autre extrémité du vilebrequin.

Quelques croquis plus loin, et la récupération d'une ancienne poulie qui sera donneuse de métal plus loin, j'attaque l'usinage de cette pièce.

L'adaptateur en place.

Et le vilo sur l'adaptateur.

Ca y est c'est prêt pour l'usinage.

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